mardi 5 juillet 2016

Chimères - Xian Moriarty

Chronique #10 



Titre: Chimères
Auteur: Xian Moriarty
Edition: Edition Flammèche
Date de Parution: 1er Juin 2014

Résumé:
 Mai 1610.
Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.
Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.   

 C’est avec fierté que je met en ligne ma première chronique de services presse pour les Editions Flammèche, que je remercie encore pour leur confiance.

Je vais donc parler de la nouvelle intitulée Chimères.
Il s’agit de l’histoire d’Hector, un français, de l’époque du roi Henri IV. Tout d’abord, le contexte de base apparaît, avec une sorte de flashback. Le roi Henri IV vient de mourir, ayant été assassiné. C’est alors à son épouse, Marie de Médicis, qui va régenter jusqu’à la majorité de leur fils. De nombreuses rumeurs circulent alors dans la ville, disant que ce serait la reine qui l’a tué, ou alors un être totalement inhumain, une sorte de chimère. Il se dit aussi que les Médicis auraient justement des « chimères » à leurs bottes, et que Marie en aurait amenée un avec elle en arrivant en France.

Ensuite, l’histoire en elle-même, l’histoire d’Hector et le fil conducteur de l’histoire va pouvoir se mettre en place. On apprend qu’Hector a été renié par sa famille car il était parti « parcourir les routes » avec une bande de brigants, alors que sa famille était déjà en difficulté. C’est à ce moment-là qu’Hector décide de revenir dans son foyer familial, ayant réussi à mettre de côté une assez belle somme pour aider sa famille du mieux qu’il le pouvait. C’est là que l’on se dit qu’Hector était peut être parti pour cela, simplement, et pas parce que les brigants l’attiraient. Peut-être simplement car c’était un moyen facile de se faire de l’argent.

Ce fut alors le choc pour lui. La vieille petite chaumière qu’occupait sa famille était presque en ruines, et en entrant à l’intérieur, il n’y avait qu’une vieille femme, tenant un bébé. Cette vieille femme, il finit par la reconnaître. Sa mère, qui avait énormément vieilli. Mais où était donc son père et surtout ses deux sœurs ? Finalement, au bout d’un moment, on apprend par la mère, qu’un homme portant un masque en argent doté d’un accent italien était venu pour « acheter » ses deux sœurs. L’homme ayant proposé une somme bien trop importante pour cet achat. Son père refusa, ce qui semble quand même normal quand on tient à sa famille malgré la pauvreté. Malheureusement, l’homme revint et les prit par la force, tuant le père et détruisant presque la maisonnée.

Nous devinons donc les évènements à venir. Hector va se mettre sur la piste de ses deux sœurs. Et surtout de l’homme au masque d’argent.

Mon avis pour ce qui est de cette nouvelle ? Eh bien, tout d’abord, je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout l'habitude de lire les nouvelles. Pour ce qui est de Chimères, je l’ai beaucoup aimée. Le rythme est vraiment sympathique, sans pour autant aller trop vite, malgré le manque de détails, mais il ne faut pas oublier que c’est une nouvelle, et non un roman.

Justement, cette nouvelle m’a tellement plue que j’aimerai qu’elle soit adaptée en roman ! C’est le genre d’histoire, et le genre de détails que décrit l’auteur, comme j’en vois dans les romans de Jean-Christophe Grangé ! Peut-être l’auteur s’en est inspiré ? Je n’en sais rien, mais franchement, c’était super à lire. Des descriptions bien morbides et une histoire ficelée de façon à ce que absolument tout concorde. Entre les créatures chimériques et les complots à la cour, qui prennent place vers la fin du livre, c’est tout ce qui me tente.

De plus, les descriptions des chimères, car, oui, le titre dit bien ce que l’on va voir dans la nouvelle, m’a fait beaucoup penser à la chimère dans l’anime japonais, Full Metal Alchimist, dans la saison 1, avec le mélange de deux êtres. C’était touchant et affreux à la fois.

Et ne parlons pas du méchant. On ne le voit intervenir qu’à la fin, mais là aussi, je suis irrésistiblement surprise. C’est un méchant qui mérite d’être encore plus développé. Un italien, portant un masque ouvragé, qui semble propre sur lui, élégeant, et qui respire la cruauté et la puissance.

Par rapport aux flashback vers la fin de la nouvelle, comment dire… J’aime bien les flash comme ça, mais pour celui avec la salamandre jaune et noire dans la main d’Hector, je l’aurai vue à la fin, ce passage, plutôt qu’avant la fin, car cela nous donne tout de suite l’idée de la fin, c’est bien dommage, et surtout, cela nous donne une hypothèse sur la « vraie nature » du méchant.

Sinon à part ce minuscule bémol, je n’ai rien à redire. J’ai beaucoup aimée, bien que c’est court, voir trop court les nouvelles pour moi. XD

Je vous partage d’ailleurs mon passage préféré, que voici.
<< Un antre ou le Mal et la Folie exerçaient leur morbide besogne. >>

2 commentaires:

Unknown a dit…

Un prémisse intéressant, des personnage dont on aimerait en apprendre plus le tout dans un délicieux petit package d'intrigues politiques. Que demande en plus le peuple?

Une bonne petite chronique sur une nouvelle des plus alléchante.

Xian Moriarty a dit…

:) Bonjour, Merci pour ta chronique, je suis contente que le texte t'ai plus. J'aimerai bien developper l'univers sous forme de roman dans les années qui viennent ;) Mais pas demain, j'ai piscine !
Amitié
Xian