jeudi 1 décembre 2016

La Petite Mort(e) - Davy Mourier

Chronique #21


Titre : La petite mort(e)
Auteur : Davy Mourier
Éditions : Delcourt
Date de parution : 19 Octobre 2016
ISBN : 978-2-7560-7886-1
Pages : 96

Résumé :
« Dans la famille Mort, on est faucheur de père en fils depuis que le trépas existe. Mais un jour, une gaffe protocolaire va changer ça. Papa Mort est dépité de vous annoncer la naissance de… La Petite Morte !
Personnage détestable et misogyne, Papa Mort, déçu d’avoir une fille, place la Petite Morte en école privée où ses copains de classe sont des faucheurs issus du folklore d’autres pays. Après des débuts difficiles, elle devient amie avec Miclantecuhtil l’Aztèque (mais tout le monde l’appelle Mic), Hel la Scandinave et Orcus le Romain. Et surtout, elle tombe amoureuse de Patrick, le seul humain de l’école... »

Nouvelle bande-dessinée de Davy Mourier, basée sur l’univers de la bande-dessinée du même auteur « La Petite Mort ». Pour le tome de « La Petite Mort(e) », on se base des années (ou serait-ce des siècles?) après la première, car la petite mort est le grand-père (ou Papi Mort), de la petite morte.

Premièrement, pour ce qui est de la couverture de la BD, je la trouve bien imaginée. En changeant la couleur noire par du violet, cela marque la différence entre « La Petite Mort » et « La Petite Mort(e) », et donne un côté plus mignon, plus féminin (tout comme la faux faite avec un couteau à la garde rose).

Deuxièmement, le sujet principal de la BD est super bien trouvé ! Une fille à la place d’un garçon ! Étant en licence de Sociologie cette BD m’a fait totalement entrevoir une discrimination de la part de Papa Mort, et surtout un mode de sociabilisation complètement ébranlé ! On n'éduque pas les filles et les garçons de la même façon. Papa Mort voit les filles comme des objets qui sont là juste pour faire le ménage et la cuisine, mais du coup… Il va devoir s’obliger à éduquer sa fille comme un garçon alors que c’est contraire à ses idéaux.

Une histoire amusante, surtout grâce aux personnages, avec une petite morte qui est dégoutée d’ôter la vie qui tombe amoureuse d’un humain qui n’a jamais de chance, une poisson (qui sert à contacter le Grand Tout, qui est la sorte de dieu/dirigeant/Hadès ? De la vie après la mort) qui n’est pas un poisson rouge, qui parle, et qui se prend pour un shérif, un Papa Mort misogyne et violent.

Petit bémol pour la fin du tome, car je n’aurait jamais crue qu’il y aurai autant de violence vers les dernières pages. Au début, on se dit que c’est une BD mignonne, toute violette, une fille dans un univers sans couleur. Mais en faite, la fin m’a un peu mise mal à l’aise voire un peu choquée.

Malgré cela, je donne une note de 4,5/5.


1 commentaire:

Électron a dit…

J'ai bien envie de lire les deux tiens ^_^