dimanche 8 janvier 2017

Psycho Killer - Anonyme

Chronique #23


Titre : Psycho Killer
Auteur : Anonyme
Éditions : Livre de Poche
ISBN : 9782253001133
Pages : 403

Résumé :
« Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’énigmatique. »

Quel est donc ce roman, si étrange soit-il ? D'un auteur anonyme, déjà célèbre par sa série du Bourbon Kid (que je n’ai malheureusement pas encore eue le temps de lire, car je ne le connaissais pas avant).
Pourquoi ais-je ce livre qui est apparut dans ma PAL ? Oh, bien comme vous devez le savoir si vous lisez un peu le blog, j’apprécie les romans type thriller noir, ou dans un genre sombre, glauque ou décalé.
C’est la couverture qui m’a attirée en premier, comme à chaque fois, mais là, pour une chose assez particulière ; qui est que ce crâne à crête rouge me rappelle bizarrement un ami à moi. J’étais morte de rire en le voyant tellement j’avais l’impression de le voir sur la couverture du livre.

En ouvrant le roman et en commençant la lecture, quelque chose me frappe dès les premières pages, la plume de l’auteur qui m’absorbe complètement. B Movie Hell, une ville semblant totalement fictive à sa manière, de part son nom, qui rappelle les films de séries B, et le fait qu’au tout début de l’histoire, deux policiers se rendent à l’entrée de la ville pour « changer le nombre d’habitant du panneau » car une habitante vient de décéder. Ce passage me rappelant un film d’horreur du même genre (un peu à la Silent Hill, ou il n’y a que 250 habitants, jamais plus, jamais moins, un truc du genre…) Mais en réalité, B Movie Hell est bien une ville qui ne se trouve pas dans un monde de type fictif. Il s’agit d’une ville des États-Unis, renommée par un homme riche, qui deviendra par la suite l’homme le plus influent de celle-ci (oui, oui, en gros la ville lui appartient, un peu comme Burns dans les Simpsons).

Mais alors que tout semblait bien se passer dans cette petite ville paisible, un « Psycho Killer » débarque pour semer la pagaille ! Ce qui bien sûr ne va pas vraiment plaire à Silvio Mellemcamp (le « propriétaire » de la ville, qui est soit disant passant une sorte de parrain un peu mafieux). Pourquoi qualifier l’Iroquois (le surnom que les gens de la ville vont donner au tueur) le titre de Psycho Killer pour ce roman et pas simplement l’Iroquois ? À mon sens, ce serait surtout car il est aussi question d’un hôpital psychiatrique dont il se serait échappé. Donc Psycho, et comme il tue, Killer. Un jeu de mot vraiment sympatoche je trouve.

Mon ressenti sur le livre ?
G.É.N.I.A.L.I.S.S.I.M.E
Le style d’écriture de l’auteur nous imprègne totalement, comme s’il s’agissait d’un tatouage gravé en nous au fur et à mesure de la lecture. Les péripéties sont prenantes, des rebondissements à foison, une multitude de personnages tous aussi important les uns que les autres avec leurs histoires caractéristiques. En lisant ce thriller, j’ai vraiment eu l’impression de lire le script d’un film de série B, en noir et blanc, et en même temps un mix avec la série Assurance Tous Risques.
Une histoire qui nous amène de plus en plus à nous poser des questions, à nous faire douter, à nous donner envie de savoir la fin, le fin mot de l’histoire, d’avoir l’explication, à nous en faire perdre haleine. Des retournements de situations dont on ne s’attend pas une seconde concernant l’Iroquois.
Une « agence » qui envoie de faux membres du FBI pour régler cette affaire. Une affaire qui fait un peu penser à MK-Ultra et une ville entière au service d’une sorte de ripou à la tête d’une maison de passe qui se nomme le Minou Joyeux…
Moi je vous dis que ce roman est une véritable merveille, une pierre taillée, une magnifique onyx brillant dans la nuit sombre.
À découvrir si vous ne l’avez pas déjà lu et cela au plus vite !

Au niveau de mon passage préféré, il se trouve vers le début du livre, page 18. Ces quelques lignes peuvent vous faire entrevoir le style de l’auteur :
« Tu aimes te faire titiller les couilles avec un plumeau à poussière ?
- Nan.
- Enfin bref.
Randall voulait éviter de s’attarder sur une vision de son collègue dans une situation compromettante avec un ustensile de ménage. »

Comme vous avez dû le remarquer, il y a eu un petit changement au niveau du blog, de couleur surtout, pour une meilleure lisibilité, que je n’ai pas pu mettre sur les chroniques et articles précédents car Blogger ne veut pas, je ne comprend pas pourquoi. J’ai aussi décidé de passer à une nouvelle méthode de notation. Oui, je suis passée par une grande période de doute au niveau de la présentation des chroniques, et voilà que ça y est, j’ai enfin trouvée la manière qui me convient le mieux.
Donc je passerais par une notation sur 20 (comme pour Livraddict).

Ma note pour ce roman est de 19,5/20. Oui ! Un véritable coup de coeur, comme je n’en ai pas eue depuis quelques années déjà ! Rien à redire, sauf peut-être qu’un personnage qui pour moi était assez important est mort un peu trop vite à mon goût.


Comme dit plus haut, lisez-le vite, c’est un vrai régal.
Et vous, mes petites chauves-souris qui l’ont déjà lu, qu’en pensez-vous ? =)

2 commentaires:

Marine & Camille Le Puy des Livres a dit…

Il est dans ma PAL. J'ai très envie de l'en sortir après t'avoir lu.

Shirley Vonkarot a dit…

Oh il m'a l’air intéressant !